Il est dit que ceux qui croient fermement que le monde doit être équilibré, que la justice ne souffre aucune erreur, reçoivent des signes sous forme de visions ou de rêves brisés. Une voix, claire et impérieuse, qui ne souffre aucun doute, s’élève dans les ténèbres de leur esprit. Uriel, le juge silencieux, observe et attend. Ceux qui choisissent de suivre son appel deviennent les instruments de sa volonté.
Le pacte avec Uriel n’est pas un acte de foi simple : il est une épreuve de la conscience. Ce n’est pas une quête de rédemption, mais une quête de vérité. Il attend de son élu qu’il applique la loi sans pitié, sans réserve, et sans faille, même lorsque cette loi le mettra face à ses propres imperfections. Le pacte lie l’âme du sorcier à l’inflexible balance de la justice céleste. Son pouvoir naît du jugement, de l’équilibre, et de la nécessité d’affronter l’inéluctabilité de la vérité.
Les sorciers liés à Uriel ressentent la présence de la Balance, une constante dans leur esprit, un poids sur leur âme qui leur rappelle, à chaque instant, la nécessité de maintenir l'ordre. L’éclat de la vérité illumine leurs pensées et leurs décisions, et lorsqu’ils prennent un acte, ils savent que tout a une conséquence. Parfois, dans les moments cruciaux, ils peuvent entendre le bruit sourd du glaive de la justice, un chuchotement dans les vents du destin.
Mais une telle lumière est aveuglante, et elle peut consumer celui qui n’est pas prêt à supporter le fardeau du jugement éternel. Les pactisants d'Uriel ne connaissent pas de répit, pas de grâce. La balance ne peut être renversée. Leurs choix sont irrémédiables, et la justice qu'ils rendent ne se dérobe jamais.
Que feras-tu, alors, quand la balance de la justice t’exigera de prendre une décision qui brisera une vie?
Quand le monde brûle et que les dieux se taisent, certains choisissent d’oublier. D’autres choisissent de survivre. Raziel a choisi de rester.
Raziel, l’Exilé du Ciel, n’est pas un Patron de promesses faciles ni de pouvoir sans coût. Il est l’ange qui a tourné le dos au Paradis lorsque l’humanité en avait le plus besoin. Non par orgueil, ni par rébellion, mais parce que rester immobile face à la souffrance lui était impossible. Là où les cieux sont restés muets, il a marché parmi les ruines, partagé la peur, la perte et l’espoir fragile des survivants.
Choisir Raziel, c’est choisir un Patron profondément humain. Il ne cherche pas des serviteurs parfaits, mais des êtres responsables. Des sorciers capables de faire des choix difficiles, parfois violents, toujours lourds de conséquences. Raziel n’interdit pas le combat, il le connaît trop bien pour cela, mais il exige que chaque vie ôtée le soit par nécessité, jamais par haine, vengeance ou désir personnel. La vie est sacrée, même lorsque le monde force à la défendre par les armes.
Être sorcier de Raziel, c’est porter un feu intérieur discret mais puissant. Une énergie vitale accrue, une lumière douce qui apaise les justes et confronte les âmes corrompues à ce qu’elles ont perdu. Raziel agit comme un père aimant et silencieux, guidant sans jamais contraindre. Il ne commande pas : il conseille. Il ne punit pas : il observe, espérant toujours que ses enfants choisiront la voie qui fait grandir la vie plutôt que la détruire.
Ce Patron s’adresse aux joueurs qui veulent incarner des personnages porteurs de dilemmes moraux, de compassion active et de sacrifices réels. Des protecteurs, des guides, des guerriers de la vie affrontant le Néant sans devenir eux-mêmes des monstres. Raziel ne promet pas la gloire, ni le salut éternel. Il promet quelque chose de plus rare : ne jamais vous abandonner, même lorsque le monde s’effondre.
Si tu cherches un Patron qui donne du sens à chaque décision, Raziel t’attend.
Il est raconté que certains individus, épris de curiosité cosmique, entendent des murmures qui semblent venir des cieux les plus reculés, des étoiles elles-mêmes. Un appel silencieux, mais irrésistible. Seraphiel ne parle pas. Il révèle. Il est l’archange des constellations, de l’univers en perpétuelle expansion, du temps et de l’espace infinis. Ceux qui acceptent de le suivre se lient à l'infini.
Le pacte avec Seraphiel est une invitation à regarder au-delà des horizons connus. Ce n’est pas un simple don de pouvoir, mais un passage dans un royaume d’étoiles et d’univers sans fin. En retour de sa guidance, Seraphiel attend de son élu qu'il devienne l’observateur de l'invisible, qu'il navigue dans les ombres du temps et qu’il soit témoin des vérités immenses, que l’esprit humain est trop limité pour appréhender.
Les sorciers liés à Seraphiel sont marqués par un éclat froid, une lumière qui semble venir des confins de l’univers. Ils voient des choses que d’autres ne peuvent voir : les lignes du destin entrelacées, les ombres des possibilités infinies. Ils peuvent voyager dans leurs rêves, transcender les limites de la réalité, et se perdre dans les mystères du cosmos. Mais chaque révélation, chaque vue de l’infini, les rapproche un peu plus de la folie. Les étoiles peuvent briller de mille feux, mais elles consument les yeux de ceux qui s’en approchent trop près.
Le pacte n’est pas sans conséquence. Ceux qui choisissent Seraphiel doivent accepter de porter l’ombre de l’infini sur leurs épaules. Ils marchent dans un monde de lumière froide et d'ombres profondes, jamais sûrs de ce qu’ils voient et toujours conscients qu’au bout de leur chemin, ils devront rendre des comptes aux étoiles elles-mêmes.
Que feras-tu, toi qui as vu les étoiles, quand les cieux s'effondreront sur toi?
Il est dit que ceux qui se battent pour la lumière et l’honneur, qui défient les ténèbres avec une ardeur inébranlable, peuvent entendre le cri d’un cor, résonnant dans les profondeurs de leurs âmes. Ce cri, perçant et puissant, semble les inviter à rejoindre un combat éternel, un combat mené par Tsaphkiel, l'archange de la guerre céleste. Ceux qui entendent cet appel savent qu’ils ne peuvent y résister, car Tsaphkiel ne cherche pas des soldats. Il cherche des champions.
Le pacte avec Tsaphkiel est une promesse de bataille. Pas une bataille contre des ennemis visibles, mais une guerre contre le chaos, l’injustice et la corruption qui rongent le monde. En échange de sa puissance divine, Tsaphkiel attend de son élu qu'il porte l'épée de la justice avec une détermination inébranlable. Ce n’est pas un pacte de pouvoir, mais un pacte de devoir. L’archange attend que son champion ne fléchisse jamais, même face à l’invincible.
Les sorciers liés à Tsaphkiel sont animés par une flamme ardente, un courage pur qui les guide à travers les ténèbres. Leur volonté est aussi aiguisée qu’une lame divine, et leurs cœurs sont implacables. À travers leur pacte, ils gagnent la capacité d’entrer dans la bataille avec une force dévastatrice, de créer des vagues de lumière aveuglante et d’unir les guerriers sous leur bannière. Leur apparence se transforme parfois : des armures brillent d’une lueur angélique, et une aura de guerre éclatante les précède, comme un champ de bataille qu’ils traversent sans crainte.
Mais ce pouvoir, bien que divin, est un fardeau. Chaque bataille, chaque vie sacrifiée au nom de la justice divine laisse une marque dans l’âme du pactisant. Le sang versé, même pour la cause la plus noble, n’est jamais sans prix.
Que choisiras-tu de défendre, toi qui portes l'épée de la justice?
Il est dit que certains, épris de clarté et de vérité, ressentent en eux une lumière impérieuse qui les pousse à voir au-delà des voiles du monde. Cette lumière ne se cache pas dans l’ombre mais brille, éclatante, comme un phare guidant ceux qui cherchent à comprendre l’essence du divin. C’est cette lumière qui, chaque jour, se reflète dans les cieux, portée par Lucifer, l’archange de la lumière incarnée. Celui qui perçoit cette clarté sait que son chemin l’amène à un pacte sacré avec l’archange.
Le pacte avec Lucifer est une promesse d’illumination. C’est l’adhésion à un service divin, un engagement à répandre la lumière céleste dans un monde souvent plongé dans l’obscurité. Mais ce n’est pas simplement un acte de dévotion. Lucifer attend de ses élus qu’ils deviennent des porteurs de vérité et de lumière, qu’ils combattent les ombres avec sagesse et discernement, en portant la connaissance et la justice divine. L’archange ne cherche pas des serviteurs aveugles, mais des esprits brillants prêts à défendre la lumière dans toute sa pureté.
Les sorciers liés à Lucifer ressentent la présence d’une clarté divine, une flamme sacrée qui ne faiblit jamais. Leur esprit devient un miroir réfléchissant la lumière du ciel, leur permettant de percer les mystères du monde et de comprendre les vérités profondes. Ce pouvoir se manifeste souvent sous forme de lumières éclatantes qui éclairent les ténèbres ou de visions du divin qui dévoilent la réalité cachée. Leur pouvoir réside dans leur capacité à rendre visible ce qui était invisible, à détruire l’illusion et à faire éclater la vérité dans son éclat le plus pur.
Mais cette lumière, aussi pure soit-elle, peut aveugler ceux qui ne sont pas prêts. Le pacte avec Lucifer exige une discipline intérieure inébranlable, un engagement à toujours chercher la vérité, même lorsque celle-ci est difficile à affronter. Ceux qui s’engagent dans ce pacte doivent accepter de voir au-delà des apparences, ce qui peut leur coûter cher dans un monde où la lumière révèle des vérités insoutenables.
Que feras-tu, toi qui portes la lumière du paradis, quand les ombres tenteront de détruire tout ce que tu révèles?
Il est dit que certains, hantés par les ténèbres et la solitude, entendent un murmure dans le vent, une voix douce et sensuelle, comme un appel irrépressible. Lilith, la première des déchues, lève les yeux depuis l’Abîme et tend la main à ceux qui cherchent leur propre pouvoir. Un murmure qui s’ouvre en un cri : un pacte qui n’a pas de retour.
Le pacte avec Lilith est un contrat d'ombre. Elle ne donne pas de lumière. Elle donne une forme de liberté dans le chaos, un pouvoir qui réside dans la destruction et la transformation. En échange de ce pouvoir, Lilith attend de son élu qu’il devienne le porteur du fléau, celui qui brise les chaînes des mortels et qui refuse la rédemption. Celui qui pactise avec elle doit accepter de marcher dans l’ombre de l’Abîme, de remettre en question l'ordre et de plonger dans la dévastation sans craindre de se perdre.
Les sorciers liés à Lilith sont des êtres d’ombre, leurs corps marqués par des signes mystiques qui semblent se déplacer sur leur peau. Ils ont la capacité de manipuler les forces primordiales du chaos, de corrompre les esprits, de démanteler les institutions et de réécrire les lois de la nature. Mais ce pouvoir vient avec un prix : chaque utilisation de ce pouvoir les rapproche un peu plus de l’Abîme, et chaque acte de destruction est une pierre ajoutée à leur propre prison intérieure.
Que feras-tu lorsque tu découvriras que la destruction n’est pas qu’un acte extérieur, mais qu’elle commence toujours dans ton cœur?
Vous cherchez le pouvoir, mais pas celui qui éblouit les insouciants. Vous voulez une force qui brise, qui plie le monde à votre volonté. Pas un caprice, pas une faveur d’un démon ricanant… mais un pouvoir structuré, inévitable, implacable.
Alors vous avez écouté les murmures dans l’ombre. Vous avez entendu son nom. Baathor.
Faire un pacte avec lui, ce n’est pas vendre son âme au hasard. C’est signer un contrat absolu, une loi gravée dans le marbre du destin. Il n’offre ni liberté, ni rêve de grandeur creuse. Il forge des serviteurs, des agents de sa volonté, des sorciers dont la magie ne connaît ni faiblesse, ni compromis.
Les autres trembleront devant votre maîtrise. Ils ne comprendront pas d’où vient votre force, ni pourquoi aucun obstacle ne semble vous ralentir. Mais vous, vous saurez. Vous saurez que chaque incantation, chaque secret murmuré, chaque victoire remportée ne sont qu’un pas de plus vers une destinée déjà écrite.
Il ne sera pas question de rédemption. Ni d’échappatoire.
Seulement d’ordre.
Seulement de pouvoir.
Seulement de vous.
Oserez-vous signer?
Asodaï ne vous promet pas le pouvoir. Il vous promet quelque chose de plus rare : la vérité sur vous-même.
Il est l’Archi-Diable du vice, certes, mais surtout du choix assumé. Asodaï n’est pas là pour vous pousser à fauter, ni pour vous juger. Il est là pour poser les cartes sur la table et vous regarder décider. Face à lui, plus d’excuses, plus de faux-semblants. Une seule question compte : que feriez-vous si tout dépendait vraiment de vous ?
Choisir Asodaï comme Patron, c’est accepter que la vie soit un jeu dangereux où chaque décision est une mise. Il n’attire pas les naïfs ni les dévots. Il choisit des joueurs : des esprits brillants, calculateurs, capables de lire une pièce avant même d’y entrer, de sentir une trahison avant qu’elle ne s’exprime, de retourner une situation par une phrase parfaitement placée. Sous son regard, le monde cesse d’être moral ou immoral. Il devient un échiquier mouvant, où le timing, la perception et l’audace valent plus que la force brute.
Asodaï respecte toujours ses contrats. Toujours. Même lorsque cela joue contre lui. Mais il ne vous dira jamais ce que vous paierez réellement. Non par mensonge, mais parce que la vraie mise n’est souvent comprise qu’au moment de la perdre. Il exige que ses sorciers risquent ce qui leur est précieux : une relation, une réputation, une certitude, parfois eux-mêmes. Miser sans trembler ne l’intéresse pas.
Ce Patron s’adresse aux joueurs qui aiment les intrigues, les dilemmes, les retournements subtils. À ceux qui veulent incarner des personnages intelligents, dangereux, jamais totalement fiables, mais toujours responsables de leurs choix. Avec Asodaï, on ne gagne pas toujours, mais on joue toujours consciemment.
Si tu veux un Patron qui te traite en partenaire plutôt qu’en serviteur, qui te donne les clés sans jamais te tenir la main, et qui te rappelle que refuser de jouer est déjà une défaite…
alors Asodaï t’attend à sa table.
Il est dit que certains, en quête de pouvoir et d’influence, ressentent une tentation irrésistible, une chaleur douce mais dévorante qui se répand dans leurs veines. C’est Belial, le Prince de la Corruption, dont le souffle empoisonne les esprits des plus faibles. Ceux qui pactisent avec lui savent qu’ils doivent se préparer à tout sacrifier pour obtenir ce qu’ils désirent, car Belial n’offre pas des pouvoirs gratuits. Il attend de ses élus qu’ils se détournent des chemins de la vertu et qu’ils choisissent l’obscurité comme guide.
Le pacte avec Belial est un engagement à utiliser le pouvoir pour manipuler, corrompre et détruire de l’intérieur. Ceux qui l’acceptent ne gagnent pas seulement des pouvoirs surnaturels, mais un pouvoir de transformation, capable de pervertir les intentions et les esprits des autres. En retour de leur dévotion, Belial attend que ses élus sèment la discorde, qu’ils déstabilisent les fondations des sociétés et qu’ils exploitent les faiblesses humaines pour leur propre ascension.
Les sorciers liés à Belial sont imprégnés d’une aura de tentation. Ils dégagent une présence envoûtante, un pouvoir de séduction qui leur permet de manipuler les esprits et d’altérer les désirs des autres. Ils peuvent corrompre les substances, changer les intentions, créer des illusions et semer des doutes. Cependant, ce pouvoir vient avec un prix. Chaque acte de corruption les éloigne un peu plus de leur propre humanité, et plus ils s’enfoncent dans la voie de Belial, plus leur âme est dévorée par l’ambition et la tentation.
Que feras-tu quand la corruption dévore ton âme et que tu n’auras plus d’autre choix que de sombrer?
Il existe des Patrons qui promettent la liberté.
Nolloch promet l’ordre.
Nolloch, Seigneur de la Soumission, n’offre pas un pouvoir fondé sur le chaos, la révolte ou la passion. Il propose quelque chose de plus insidieux : la certitude. La fin du doute. La disparition de la peur de mal choisir. Sous son regard, chaque décision devient simple, car elle n’est plus vraiment la vôtre.
Choisir Nolloch, c’est accepter de renoncer progressivement à son autonomie en échange d’une autorité écrasante. Il attire aussi bien les esprits faibles, en quête de protection, que les volontés fortes, avides de domination. Aux premiers, il promet la sécurité. Aux seconds, il promet la capacité de soumettre les autres. À tous, il offre un sentiment grisant de contrôle… qui se transforme lentement en prison.
Ce Patron s’adresse aux joueurs qui veulent explorer les thèmes de la corruption, de la perte d’identité et du pouvoir tyrannique. Les sorciers de Nolloch ne sont pas de simples lanceurs de sorts : ce sont des agents de domination, des figures craintes, capables de briser des résistances mentales, d’asservir des ennemis et d’imposer leur volonté par la peur. Ils deviennent des piliers d’oppression dans les intrigues politiques, militaires et sociales.
Mais ce pouvoir a un prix absolu. Chaque victoire vous éloigne de vous-même. Chaque ordre exécuté efface un peu plus votre libre arbitre. Peu à peu, vos désirs s’éteignent, vos hésitations disparaissent, et votre voix intérieure se tait. Vous gagnez en autorité… pendant que Nolloch gagne votre âme.
Avec Nolloch, il n’y a ni pardon ni rédemption facile. La compassion est une faiblesse. Le doute est une faute. La désobéissance est une condamnation. Vous devenez un instrument, redouté et efficace, mais jamais libre.
Nolloch ne vous demandera jamais si vous êtes prêt.
Il attendra simplement que vous acceptiez… de vous agenouiller.
Il est dit que certains, en quête de légèreté et d’évasion, entendent un doux murmure porté par la brise, une mélodie qui flotte au-delà des limites de la réalité. Cette mélodie appartient à Aerlith, la Danseuse des Brumes Éthérées, une fée insaisissable qui court parmi les brumes de l'aube et le voile des rêves. Ceux qui la recherchent et parviennent à la trouver sont invités à danser avec elle, une danse d’illusion et de liberté.
Le pacte avec Aerlith est une promesse de légèreté et de transformation. En échange d’un pouvoir de manipulation des illusions et de l’évasion, Aerlith attend de son élu qu’il embrasse la liberté sans attaches, qu’il libère son esprit des contraintes du monde matériel et qu’il choisisse la beauté de l’éphémère plutôt que la stabilité de l’immuable.
Les sorciers liés à Aerlith acquièrent une capacité à tordre la réalité autour d’eux. Ils peuvent créer des illusions éblouissantes, modeler les perceptions et manipuler les perceptions des autres pour les envoûter. Cependant, cette magie est fragile et éphémère. Le pouvoir de l’illusion dépend du contrôle de la perception, mais chaque utilisation de cette magie est un pas de plus dans la dissociation de la réalité. Plus ils utilisent cette puissance, plus ils risquent de se perdre dans le monde qu’ils créent, oubliant ce qui est réel.
Que feras-tu lorsque tu réaliseras que la réalité est plus fluide que tes propres illusions?
Il est dit que certains, perturbés par leurs cauchemars et désireux de comprendre les secrets des mondes oniriques, trouvent leur chemin vers Mirella, la Reine des Rêves. Cette fée règne sur les royaumes de l’inconscient et de l’imaginaire, et ceux qui sont choisis peuvent plonger dans les mystères de l'esprit et de l’invisible. Ce pacte n’est pas pour les âmes faibles, car la frontière entre les rêves et la réalité devient floue, et parfois, il est difficile de distinguer les deux.
Le pacte avec Mirella est une promesse d’accès aux royaumes oniriques, où les sorciers peuvent manipuler les rêves et les cauchemars, influençant ainsi les esprits des autres à travers le sommeil. En retour de ce pouvoir, Mirella attend de son élu qu’il honore les rêves comme une forme sacrée de connaissance, qu’il explore les profondeurs de l’inconscient tout en restant fidèle à ses propres intuitions.
Les sorciers liés à Mirella peuvent plonger dans le monde des rêves, modeler les songes des autres, pénétrer dans les consciences endormies et apporter des visions prophétiques. Mais cette magie a un prix : chaque plongée dans le monde des rêves les rend plus vulnérables à la confusion entre la réalité et les songes. Ceux qui pactisent avec Mirella risquent de perdre leur chemin et de se perdre dans un océan infini de rêves.
Que feras-tu lorsque tu commenceras à douter de ce qui est réel et ce qui n’est qu’un rêve?
Il est dit que certains, attirés par la nature sauvage et la force indomptée des éléments, cherchent à comprendre les secrets des vents et des forêts anciennes. Thalindra, la Tisseuse des Vents Sylvestres, est une fée qui se cache parmi les arbres millénaires et les courants aériens, et elle offre un pacte à ceux qui cherchent à maîtriser le souffle même de la nature.
Le pacte avec Thalindra est une promesse de communion avec les forces élémentaires, un don de la capacité à contrôler les vents et les arbres. En retour, Thalindra attend de son élu qu’il respecte la nature dans toutes ses formes et qu’il préserve l’équilibre fragile entre le monde sauvage et celui des hommes. Elle attend une fidélité absolue aux principes de la nature, même si cela signifie parfois faire face à des choix difficiles.
Les sorciers liés à Thalindra peuvent contrôler les vents, manipuler la végétation, et invoquer la puissance des éléments naturels pour affecter leur environnement. Leur magie leur permet de communiquer avec les créatures des bois et de manipuler les forces naturelles. Mais cet équilibre est fragile. Si un pactisant abuse de la nature, s’il perturbe l’équilibre qu’il doit protéger, les vents et les arbres risquent de se retourner contre lui.
Que feras-tu lorsque la nature, que tu cherches à maîtriser, se retournera contre toi?
Il existe des Patrons qui offrent du pouvoir.
Calyndra offre quelque chose de plus dangereux : la vérité.
Calyndra, l’Astre Voilé, est une fée des cieux née du premier scintillement entre les mondes. Elle ne règne ni par la force ni par la peur. Elle veille. Elle observe. Elle révèle. Choisir Calyndra, c’est accepter de marcher entre les sphères, là où les frontières s’effacent et où chaque secret a un poids cosmique. Elle est la gardienne des portails, des sentiers oubliés, des vérités que l’univers lui-même tente parfois de dissimuler.
Ce Patron s’adresse aux joueurs qui veulent explorer le savoir interdit, la magie de la Toile et les mystères stellaires. Aux personnages pour qui comprendre est plus important que dominer, et pour qui ignorer la vérité est pire que la douleur qu’elle peut causer. Calyndra n’est pas une Patron indulgente: elle ne tolère ni le mensonge, ni la manipulation du savoir à des fins de pouvoir personnel. Mais pour ceux qui cherchent sincèrement, elle devient un guide incomparable.
Être sorcier de Calyndra, c’est se détacher peu à peu du monde ordinaire. Le jour devient inconfortable, trop bruyant, trop limité. La nuit, sous les étoiles, devient un refuge. Les constellations parlent. La Toile vibre. Les secrets se dévoilent à ceux qui savent observer sans détourner le regard. En échange, Calyndra exige un refus absolu du Néant, qu’elle considère comme une mutilation du cosmos lui-même.
Calyndra ne promet ni confort ni certitude. Elle promet une chose seulement : si une vérité existe, elle ne te laissera pas l’ignorer.
Il est dit que certains, animés par le désir d’anciens savoirs et de pouvoirs occultes oubliés, peuvent entendre le chuchotement de Faerith, une fée des arcanes anciens. Elle est la gardienne des sorts oubliés et des rituels d'autrefois, et elle choisit ceux qui ont soif de connaissances interdites. Faerith ne cherche pas les âmes timides, mais les esprits audacieux prêts à prendre des risques pour acquérir un pouvoir sans pareil.
Le pacte avec Faerith est une promesse de savoir et de maîtrise magique. En échange de cette connaissance ancienne, Faerith attend de son élu qu’il explore les recoins sombres de la magie et qu’il accepte de manipuler des sorts qui peuvent changer le cours de l’histoire, tout en étant conscient du danger qu’ils représentent. Ce pacte n'est pas pour ceux qui hésitent ou qui ont peur de ce qu'ils pourraient découvrir.
Les sorciers liés à Faerith acquièrent une vaste connaissance des sorts et des rituels anciens, souvent oubliés ou interdits. Leur pouvoir est immense, mais chaque incantation de ces sorts les rapproche des forces primitives et parfois dangereuses qui les entourent. Plus ils utilisent ces anciens pouvoirs, plus ils risquent d’attirer l’attention d’autres entités anciennes et dangereuses.
Que feras-tu lorsque ces pouvoirs anciens commenceront à te submerger, et que le savoir prendra plus de place que ton propre être?
Kaerhun, le Cœur-Fauve d’Avalon, est l’écho de la nature lorsqu’elle cesse d’être clémente. Il est la forêt qui referme ses sentiers, la bête aux crocs tachés de sang, la loi ancienne gravée avant les royaumes et les serments. Kaerhun n’est ni bon ni cruel : il est nécessaire. Il incarne le cycle immuable du prédateur et de la proie, où chaque chasse nourrit la vie future et où chaque mort a un sens. Dans son regard brûle la certitude que l’équilibre ne se maintient que par la force, et que la nature, lorsqu’elle est menacée, répond par la destruction.
Gardien de la faune sauvage, Kaerhun protège autant la meute affamée que la harde traquée. Il veille sur les territoires indomptés, sur les tanières, les nids et les clairières secrètes, et punit ceux qui rompent l’ordre naturel par l’avidité ou la profanation. Sous son influence, Avalon révèle son visage le plus ancien : celui d’un monde où survivre est un acte sacré. Kaerhun enseigne que chasser n’est pas un crime, mais un devoir, et que refuser ce cycle revient à nier la Vie elle-même.
À ses sorciers, Kaerhun offre la fureur vengeresse. Une transe où le sang résonne comme un tambour de guerre, où l’esprit s’efface devant l’instinct. Dans ces moments, le pactisant devient bête, chasseur, protecteur implacable. Défendre la nature, selon Kaerhun, peut exiger de déchirer, de briser, de tuer. Il ne promet ni paix, ni salut, ni rédemption, seulement la survie, gagnée à pleines griffes.
Que feras-tu quand Kaerhun te demandera de devenir la bête, et non plus l’homme ?
Il est dit que certains, consumés par un désir de transformation ou de puissance brute, entendent parfois un souffle brûlant dans le silence, comme un feu qui respire dans leur poitrine. Ce n’est ni un murmure ni un rugissement : c’est une pulsation, un appel venu des entrailles du monde. Ceux qui y répondent marchent vers le feu sans reculer. C’est ainsi que commence le pacte avec Ifreth.
Être lié à Ifreth, c’est accepter de devenir le brasier du changement. Il n’offre pas sa puissance à ceux qui doutent ou hésitent. Il cherche des âmes prêtes à embrasser la destruction pour faire place à la création, des êtres capables d’embraser leurs faiblesses pour ne garder que la force pure. Son feu ne chauffe pas : il consume, il forge, il purifie.
Les sorciers liés à Ifreth deviennent des catalyseurs de transformation. Leur regard semble abriter des lueurs incandescentes, leur souffle réchauffe l’air, et leur simple présence provoque un frémissement dans les flammes proches. Leurs incantations portent la chaleur du magma et la force des incendies sauvages. Dans les moments de tension, certains affirment voir derrière eux une silhouette ardente, faite d’étincelles et de cendres, comme si Ifreth marchait dans leur ombre.
Mais ce feu n’est pas sans prix. Car brûler plus fort, c’est risquer de se consumer plus vite. La colère devient tentation. La passion devient obsession. Et ceux qui pactisent avec Ifreth savent qu’un jour, ils devront choisir s’ils veulent encore éclairer… ou réduire le monde en cendres.
Alors, dis-moi : que brûleras-tu pour faire naître ta vérité?
Certains sorciers, usés par la tempête, fatigués de courir après des vents changeants, se tournent un jour vers la terre. Ils s’agenouillent, posent la main sur la pierre, et écoutent. Dans ce geste humble naît parfois une réponse, un frémissement dans la roche. Ainsi commence le lien avec Thalan.
Pactiser avec Thalan, c’est accepter de ralentir pour mieux comprendre. Ce n’est pas une question de puissance immédiate, mais de fondation. Thalan ne donne rien sans durée. Il vous observe. Il vous pèse. Et s’il vous juge digne, il vous offre non pas une arme, mais une armure : une force tranquille, une stabilité inébranlable.
Les sorciers liés à Thalan deviennent des piliers. Leurs paroles sont rares, mais portent le poids de vérités anciennes. Lorsqu’ils se dressent, les tremblements cessent. Lorsqu’ils posent les mains au sol, la terre elle-même semble respirer avec eux. Certains disent que leur peau se couvre de veinules de pierre au combat, que des racines jaillissent à chacun de leurs pas, liant leur corps à la terre-mère.
Mais Thalan n’est pas tendre. Il pèse. Il attend. Et ceux qui fuient leur devoir, qui cherchent la facilité ou l’ambition sans fondement, se retrouveront écrasés par le poids de leur propre pacte.
Alors, dis-moi : es-tu prêt à porter le monde sur tes épaules?
Ceux qui marchent sans carte, ceux qui fuient les routes toutes tracées, ceux qui regardent le ciel avec envie… ils entendent parfois une chanson étrange. Un air venu de nulle part, qui se glisse entre les pensées comme une promesse. Sylphine ne se choisit pas : elle surprend. Et lorsque le pacte est scellé, c’est toujours avec un rire dans le vent.
Faire un pacte avec Sylphine, c’est abandonner l’idée de contrôle absolu. Elle ne donne pas d’ordre, elle inspire. Elle ne protège pas, elle pousse à voler. Ses sorciers sont des êtres d’instinct et d’intuition, capables de sentir la direction des choses bien avant qu’elles ne soient visibles. Ils apprennent à céder pour gagner, à esquiver plutôt qu’à frapper, à danser plutôt qu’à résister.
On reconnaît souvent les pactisants de Sylphine à leur regard mouvant, à leur souffle toujours calme même en pleine course, à leurs vêtements qui bougent dans un vent que nul autre ne sent. Leur voix semble portée par l’air, leurs gestes rapides comme la pensée. Certains jurent qu’en rêve, ils chutent sans jamais toucher le sol… et s’éveillent portés par un courant invisible.
Mais le vent ne s’attache jamais longtemps. Il exige qu’on avance, qu’on suive le changement. Ceux qui refusent d’évoluer, qui s’enlisent, seront abandonnés sans remords — ou emportés par la prochaine bourrasque.
Alors, dis-moi : es-tu prêt à lâcher prise pour aller plus haut que jamais?
Certains ne cherchent pas la puissance. Ils cherchent des réponses. Des échos d’un deuil ancien, des mots qu’on ne leur a jamais dits. Ils regardent l’eau et y voient autre chose : un miroir, une promesse, une chute. Et parfois, dans cette contemplation silencieuse, une main d’écume se tend. C’est ainsi que commence le pacte avec Naël.
S’unir à Naël, c’est accepter de ne jamais tout comprendre. C’est marcher au bord de soi-même, dans les eaux troubles de l’âme. Il n’impose rien, mais il imprègne. Ses pactisants changent lentement, imperceptiblement. Leurs émotions deviennent vastes comme l’océan, profondes comme les regrets qu’ils n’avouent pas. Ils parlent peu, mais quand ils parlent, tout s’arrête.
Leur magie s’écoule, fluide, douce ou brutale, toujours imprévisible. Leurs pas laissent parfois des traces d’humidité là où il ne pleut pas. Des perles d’eau salée coulent sans raison de leurs yeux. On dit que certains sentent battre un second cœur, quelque part entre leurs côtes et leur ventre — un cœur qui ne bat pas à l’unisson du leur.
Mais l’océan n’oublie pas. Chaque serment gravé dans l’eau devient un poids. Ceux qui trahissent leur lien se verront rattrapés, un jour, par une vague sans fin. Car pactiser avec Naël, ce n’est pas faire un choix… c’est entrer dans un cycle.
Alors, dis-moi : que laisseras-tu couler pour descendre plus profondément en toi-même?
Certains mortels, épris de puissance et fascinés par l’instabilité, entendent un murmure dans les pigments d’un tableau ancien, ou voient les couleurs bouger lorsque personne d’autre ne regarde. Ce murmure est Kaorh’Zïn, qui appelle ceux capables de comprendre le chaos originel. Mais ce pacte n’est pas un chemin simple. Il n’offre pas de protection ni de guidance, seulement une chance de marcher au bord de la fusion primordiale, là où la création et la destruction se confondent.
Être lié à Kaorh’Zïn, c’est accepter de devenir un fragment du chaos. Ses sorciers peuvent manipuler les éléments, mélanger les forces naturelles et briser les limites de la matière. Les couleurs deviennent vivantes sous leurs doigts, les flammes se mélangent à l’eau et les vents sculptent la pierre comme de la cire. Mais ce pouvoir est instable: chaque sort, chaque manipulation risque de se retourner contre l’utilisateur, et le chaos qu’ils invoquent peut dévorer leurs sens ou leur esprit.
Kaorh’Zïn ne pardonne pas, il ne conseille pas. Il exige compréhension, audace et acceptation du risque permanent. Les pactisants apprennent à voir le monde comme une toile mouvante, à danser sur des courants élémentaires qui pourraient les anéantir. Leur existence devient un équilibre précaire entre maîtrise et perte de contrôle.
Alors, dis-moi : es-tu prêt à saisir les couleurs primordiales et à marcher sur le fil de la création et de la destruction ?